L’histoire de la galette des rois

Aujourd’hui, lundi 6 janvier, nous célèbrons l‘épiphanie, avec la galette des rois. Pourtant ces deux célébrations n’ont pas grand chose à voir. L’épiphanie, tradition chrétienne, et la galette des rois, purement païenne, ont toutes deux une origine et une signification différente.

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L’épiphanie

Pour les Chrétiens, l’épiphanie célèbre la visite des Rois Mages – Balthazar, Melchior et Gaspard – à Jésus, 12 jours après sa naissance.
Certains pays ont repris cette tradition, comme en Espagne par exemple. Là-bas, le 6 janvier, jour férié, c’est la fête des Rois Mages. C’est à cette date que l’on offre les cadeaux et non pas à Noël, mêmesi de plus en plus, on en offre aux deux dates.

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La galette des rois
La galette des rois, quant elle, à une origine tout à fait païenne. Elle date de l’antiquité. Lors des Saturnales, fêtes allant de fin décembre à début janvier, les Romains désignaient un esclave comme « roi d’un jour ». Les Saturnales étaient en effet une fête d’inversion des rôles: au cours du banquet, les Romains utilisaient la fève d’un gâteau comme « bulletin de vote » pour élire le « Saturnalicius princeps » (Maître des Saturnales ou Roi du désordre). Cela permettait de resserrer les liens affectifs qui liaient domestiques et maîtres, et donnait au « roi d’un jour » le pouvoir d’exaucer tous ses désirs pendant la journée, comme par exemple donner des ordres à son maître.

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La découpe et la distribution
Jadis, l’usage voulait que l’on partage la galette en autant de parts que de convives, plus une. Cette dernière est généralement appelée la part du pauvre (mais aussi la part du Bon Dieu ou encore la part de la Vierge ). Elle était destinée au premier pauvre qui se présenterait au logis. Pendant le moyen âge, il était également courant de couper la « part des absents » : le fils aux armées, un parent sur un vaisseau du roi ou le pêcheur qui n’était pas rentré. Une façon de dire « on pense à vous ». De plus, si le gâteau se gardait longtemps sans s’émietter et sans moisir, le présage était bon.
Selon le « rituel », le plus jeune doit se placer sous la table, pour commencer la distribution des parts. On lui demande alors « Pour qui celle là ? ». Lui, répond, et ainsi de suite… Ainsi, on évite la triche, et le suspens du « qui aura la fève », reste intact!

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La fève
Pour les favophiles, la fève est un véritable objet de collection. Aujourd’hui, on trouve plus généralement des fèves en porcelaine. Mais attention, cela n’a pas toujours été le cas ! Au tout début, nos ancêtres cachaient réellement de vraies fèves de haricot… Puis, par la suite, on utilisa des pièces d’argent ou d’or, avant de passer à la porcelaine à la fin du 19ème siècle, ou au plastique. Pour la petite histoire, l’Élysée accueille chaque année une galette sans fève car tirer les rois ne s’accorde pas avec l’idée de démocratie.
Une légende raconte aussi que la fève serait née avec la fameuse bague de Peau d’âne qu’elle portait au doigt et qui glissa dans la pâte juste avant qu’elle enfourne le gâteau.

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Les variantes
On trouve des coutumes similaires selon les pays et les régions, qui utilisent d’autres recettes de pâtisserie :

•    En Belgique, elle est répandue, et porte le nom de driekoningentaart pour les néerlandophones;
•    le pithiviers dans le Loiret ;
•    le gâteau des Rois, le pastis, le royaume ou la brioche dans le Sud de la France ;
•    la galette comtoise (galette sèche à base de pâte à chou recouverte de sucre

et de beurre, aromatisée à la fleur d’oranger) ;
•    la nourolle en Normandie
•    le tortell en Catalogne ;
•    le roscón en Espagne ;
•    le king cake au Sud des États-Unis ;
•    le bolo rei au Portugal ;
•    la rosca au Mexique ;
•    la vassilopita en Grèce.

 

Pour en déguster, arrêtez-vous à Maison Bonin, 22 rue de la liberté – 38300 Bourgoin-Jallieu

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